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Observatoire du bio et de l'économie verte

Le bio et l'économie verte sont la preuve que la durabilité est un marché : des surfaces, des fermes, des usines, des emplois, des crises aussi. Cet observatoire regarde les chiffres de l'Agence Bio, du SDES et de l'ADEME, et ce qui repart.

Dernière mise à jour : 2026-09-13 · mise à jour trimestrielle

I · La BeautéCe que nous défendons

Un maraîcher qui vend ses tomates à 200 familles le mardi soir. Une coopérative laitière bio qui paie son lait 20 % plus cher. Une usine de pompes à chaleur qui a triplé ses effectifs. Le vert n'est plus un supplément ; c'est une filière, avec des chiffres d'affaires, des salaires et des vocations.

II · La BlessureLes faits, sans concession

10,4 %
de la surface agricole utile française cultivée en agriculture biologique, soit environ 2,8 millions d'hectares et plus de 60 000 fermes engagées
2023
Objectif national 2027 : 18 % ; objectif européen 2030 : 25 %.
≈ 12 Md€
de marché du bio en France en 2022-2023, en recul après un pic de 13,3 milliards en 2021 : la première crise de croissance du bio
2021-2023
Inflation, concurrence des labels « locaux », déconversions.
66,5 %
des projets de recrutement de l'économie verte sont jugés difficiles par les employeurs (57,9 % tous métiers)
2023
Couvreurs, plombiers-chauffagistes, conducteurs : la transition manque de bras.
20 %
de produits bio obligatoires dans la restauration collective publique depuis 2022 (loi Egalim), un objectif encore loin d'être atteint
2022
50 % de produits durables dont 20 % de bio.

III · ComprendreLes mécanismes et les acteurs

Le bio est un cahier des charges (règlement (UE) 2018/848), contrôlé par des organismes certificateurs, porté par l'Agence Bio, la FNAB et les coopératives. L'économie verte est plus large : le SDES distingue les éco-activités (produire des biens et services environnementaux : renouvelables, déchets, eau, rénovation) et les activités périphériques. Elle est tirée par la réglementation (bâtiment, énergie, déchets), les prix de l'énergie et les financements publics (MaPrimeRénov', plans de relance).

FilièreIndicateurSource
Économie verte (au sens large)1,2 million d'ETP, 4,2 % de l'emploi nationalSDES/ONEMEV, synthèse 2023
Éco-activités745 600 ETP ; +86 % depuis 2004 (contre +12 % pour l'emploi total)SDES/ONEMEV, synthèse 2023
Énergies renouvelables118 000 ETP ; filière pompes à chaleur : 34 500 ETP, effectif triplé depuis 2017SDES, chiffres clés des EnR 2025
Transition énergétique (3 secteurs)400 000 emplois directs ; 113 Md€ de marchéADEME, Marchés et emplois, éd. 2024
Agriculture biologique2,8 Mha, 10,4 % de la SAU ; > 60 000 fermes ; ≈ 12 Md€ de marchéAgence Bio 2023

Voir l'observatoire des métiers verts pour le détail des données SDES et ADEME.

IV · Ce qui avanceLes progrès mesurés

1ʳᵉ
La France a la première surface bio de l'Union européenne (devant l'Espagne et l'Italie)
2021
10,5 % de la surface agricole de l'UE est bio en 2022.
× 3
L'emploi de la filière pompes à chaleur a triplé depuis 2017
2017-2023
Une filière industrielle née de la réglementation thermique.
+86 %
d'emplois dans les éco-activités depuis 2004, sept fois plus vite que l'emploi total
2004-2021
Source : SDES/ONEMEV
2 000AMAP
environ, qui garantissent un revenu d'avance à des fermes bio ou paysannes
Source : MIRAMAP
Le circuit court comme assurance-revenu.

V · AgirMétiers, formations, initiatives

Les métiers : responsable de filière bio en coopérative, acheteur·se responsable (fiche), chef·fe de projet économie circulaire, energy manager, chargé·e de rénovation énergétique, directeur·rice de magasin responsable, chargé·e de mission restauration collective durable, chef·fe de produit alimentaire responsable.

Les formations SEAL : DEES™ Économie circulaire & supply durable, DEES™ Néo-marketings & marques responsables (le bio sans greenwashing), DEES™ Transition énergétique ; cours-reportages CR-05 « Les sols vivants », CR-33 « Le magasin responsable ».

1 fait → 1 métier → 1 formation

Le fait : le marché du bio a reculé de 13,3 à environ 12 milliards d'euros entre 2021 et 2023 (Agence Bio).

Le métier qui y répond : chef·fe de produit responsable chargé·e de reconquérir la confiance par la preuve (origine, prix juste, impact).

La formation qui y mène : DEES™ Néo-marketings & marques responsables (SEAL).

Veille

  • Agence Bio : stabilisation après deux ans de recul

    Les surfaces se maintiennent, la consommation repart légèrement en 2024 ; les déconversions inquiètent. — Agence Bio

  • Chiffres clés des énergies renouvelables

    Le SDES publie l'édition 2025 : emplois EnR à 118 000 ETP, pompes à chaleur en tête de la croissance. — SDES

  • Stratégie « Farm to Fork » : 25 % de bio en 2030

    La Commission maintient l'objectif malgré les débats sur la PAC. — Commission européenne

  • Egalim : 20 % de bio en restauration collective

    Entrée en vigueur de l'obligation ; le suivi montre un retard important. — Ministère de l'Agriculture

Sources

Règle de la maison. Chaque chiffre de cet observatoire porte sa source, son année et son périmètre. Aucun chiffre non sourcé n'est publié : l'école qui enseigne à détecter le greenwashing ne s'en permet aucun. Les données sont relues à chaque mise à jour ; en cas d'écart constaté, écrivez à contact@seal-institute.com.

Questions fréquentes

Le bio est-il en crise ?

Il a connu sa première crise de croissance en 2022-2023 (inflation, concurrence de labels locaux, déconversions), après vingt ans de hausse. Les surfaces se maintiennent et la consommation se stabilise : c'est une maturation, pas un effondrement.

Économie verte et emplois verts, c'est pareil ?

Non. Le SDES distingue l'économie verte (activités) des métiers verts (finalité environnementale, 361 000 personnes) et des métiers verdissants (3,8 millions de personnes dont les compétences intègrent l'environnement).

Où sont les emplois les plus en tension ?

Dans le bâtiment (couvreurs, plombiers-chauffagistes) et les transports : les deux tiers des projets de recrutement de l'économie verte sont jugés difficiles.

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