
Le métier en chiffres
Ce que fait ce professionnel
La préservation de la diversité du vivant est un enjeu inscrit dans le code de l'environnement, notamment par la séquence « éviter, réduire, compenser » (ERC). Le poste consiste à diagnostiquer, coordonner des spécialistes, proposer des mesures et suivre leur mise en œuvre sur le terrain.
- Effectuer ou superviser un diagnostic écologique d'un site en voie d'aménagement (autoroute, zone industrielle, projet immobilier).
- Coordonner des spécialistes (botaniste, entomologiste, ornithologiste) qui font des relevés et fournissent des données cartographiques, puis les synthétiser.
- Proposer des solutions pour réduire les impacts : adapter la période de fauche, conserver des buissons, protéger une zone du piétinement, modifier un tracé.
- Concevoir des mesures compensatoires pour reconstituer un écosystème lorsque la destruction n'a pas pu être évitée.
- Animer des réunions de concertation avec élus, associations, services de l'État et industriels, et rédiger les synthèses et plans de gestion.
Compétences et qualités attendues
- Expertise en écologie, botanique, faune, zones humides.
- Une double compétence en droit, géographie ou économie est utile (Onisep).
- Connaissance des réglementations environnementales, pratique de l'anglais scientifique, outils informatiques et cartographiques.
- Autonomie, organisation, rigueur, esprit de synthèse ; aptitude à la concertation et à adapter son discours à chaque interlocuteur.
Formations et accès au métier
| Niveau | Parcours indiqués par la source |
|---|---|
| Bac + 5 | Diplôme d'ingénieur agronome ou formation de niveau bac + 5 en biodiversité, écologie et évolution, sciences de l'environnement, agrosciences. |
| Entrée fréquente | Chargé d'études, puis chargé de mission, avant d'être promu chef de projet (Onisep). |
Source : fiches Onisep « Chef / cheffe de projet biodiversité » et « Chargé / chargée d'études naturalistes ».
Rémunération : ce que disent les sources
L'Onisep indique un salaire débutant à partir de 2 500 € brut par mois pour le chef de projet biodiversité, et à partir de 1 944 € brut par mois pour le chargé d'études naturalistes. La fiche du chargé d'études mentionne le statut de fonctionnaire ou de salarié.
Employeurs et marché de l'emploi
Selon l'Onisep, les chefs de projet biodiversité travaillent principalement dans le privé : cabinets d'ingénierie, bureaux d'études et de conseil en environnement, aménagement du territoire, urbanisme. Ils peuvent aussi travailler dans l'industrie (carrières, sociétés autoroutières, BTP) ou dans le secteur public : parcs naturels, collectivités, organismes de recherche, ministères, services de l'État, Office national des forêts.
L'Onisep observe que la réglementation européenne s'étant durcie en matière de protection de la nature, de plus en plus d'entreprises emploient un spécialiste biodiversité. Il est toutefois rare de recruter directement un jeune diplômé comme chef de projet.
Côté données, le Forum économique mondial estime que plus de la moitié du PIB mondial dépend moyennement ou fortement de la nature (rapport de 2020), ce qui explique l'intérêt croissant des entreprises.
Évolution de carrière
La trajectoire décrite par l'Onisep va du chargé d'études au chargé de mission, puis au chef de projet. Avec l'expérience, on peut viser la direction d'un bureau d'études, la responsabilité d'un service dans un organisme public ou un grand groupe, ou devenir expert indépendant.
Se préparer avec SEAL
La famille Biodiversité & sciences du vivant appliquées du catalogue SEAL-100 donne des gestes professionnels utiles à ce métier. Exemples de micro-certifications prévues :
- La biodiversité, pourquoi c'est un enjeu économique (1h) : Plus de la moitié du PIB mondial dépend modérément ou fortement de la nature (WEF, 2020) : les chiffres qui comptent pour une direction.
- Le reporting biodiversité (ESRS E4) (3h) : Ce que la CSRD impose de publier sur les impacts et dépendances à la biodiversité.
- Les aires protégées et l'objectif 30x30 (2h) : Cadre mondial de Kunming-Montréal (2022) : ce qu'il impose aux États et ce qu'il change pour les entreprises.
Ces certifications ne sont pas encore ouvertes à la vente ; elles sont décrites pour que vous sachiez où vous allez. Pour un cursus complet, voir les formations SEAL.
Sources
- Onisep : Chef / cheffe de projet biodiversité — missions, salaire, employeurs
- Onisep : Chargé / chargée d'études naturalistes — salaire débutant, missions
- Forum économique mondial : Nature Risk Rising (2020) — part du PIB dépendant de la nature
- Convention sur la diversité biologique : cible 3 (30x30) — protéger 30 % des terres et des mers d'ici 2030
Questions fréquentes
Quelle différence entre chargé de mission et chef de projet biodiversité ?
L'Onisep les rapproche : chargé de mission est un synonyme du chef de projet, mais on débute souvent comme chargé d'études, puis chargé de mission, avant le poste de chef de projet.
Faut-il être naturaliste ?
La passion de la nature et une culture de naturaliste sont fréquentes, acquises au fil des études et souvent au sein d'associations, selon l'Onisep. Une double compétence en droit, géographie ou économie est un atout.
Qu'est-ce que la séquence ERC ?
« Éviter, réduire, compenser » : on évite d'abord l'impact, on le réduit ensuite, et on compense en dernier recours ce qui ne peut être évité.
Quels employeurs recrutent ?
Bureaux d'études et cabinets d'ingénierie, industriels (carrières, autoroutes, BTP), parcs naturels, collectivités, organismes de recherche et services de l'État.
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